Comment faire face au harcèlement à l’école ?

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Que faire quand mon enfant subit de manière répétée des insultes, des moqueries, des brimades, des bousculades, des coups, des vols de la part d’un ou plusieurs autres élèves ? Il peut être victime de harcèlement scolaire. Une situation qui peut avoir des conséquences graves : chute des résultats scolaires, troubles du sommeil, alimentaires, dépression…

Lutter contre le harcèlement

Une étude nationale sur le harcèlement scolaire a été menée par le ministère de l’Éducation nationale en novembre 2023. Les résultats montrent que 5 % des écoliers, 6 % des collégiens et 4 % des lycéens sont victimes de harcèlement, soit plus d’un élève par classe en moyenne. Cette enquête, désormais annuelle, s’inscrit dans un plan interministériel visant à renforcer la prévention et la détection du harcèlement scolaire. Cette politique publique mise en place en 2012 et renforcée en 2023 permet de développer dans tous les départements un plan de prévention et de traitement des cas de harcèlement par des actions de formations des équipes éducatives.

Rencontre avec Marie Sauvêtre et Guillaume Chosson

Respectivement référente Harcèlement et Coordonnateur Harcèlement de la direction des service départementaux de l’Éducation Nationale (DSDEN85)

Que faire si on pense que notre enfant vit une situation de harcèlement ?

Pour les parents, la première chose à faire est de signaler les faits aux professionnels de l’établissement scolaire de leur enfant, la direction de  l’école primaire, le professeur principal ou le CPE du collège ou du lycée. Le parent peut aussi appeler le n° vert national le 3018 (7 jours sur 7) ou la ligne académique « Non au harcèlement » 0240373333 du lundi au vendredi, ou écrire par mail ou par courrier à l’inspection académique.

Que se passe-t’il suite à un signalement ?

Tous les signalements sont transmis directement au coordonnateur départemental et au référent de la circonscription de l’établissement scolaire de l’élève. Depuis 2021, le programme "Phare" a permis de former 5 personnes par établissement ou circonscription pour les écoles primaires. Ces équipes ressource permettent de traiter les situations au plus près de la vie des enfants. Le coordonnateur ou les référents rencontrent les enfants, les familles, les témoins selon un protocole défini, il s’agit de faire l’état des lieux de la situation et de trouver les solutions qui vont mettre fin à la situation. Le rôle du coordonnateur et des référents est de faciliter l’expression des enfants et des parents, d’écouter et de rassurer sur la prise en compte des faits.

Comment cela se passe avec les harceleurs présumés ?

On les appelle les intimidateurs présumés. Notre travail est de tenir compte de tous les protagonistes : victimes, intimidateurs, témoins, les parents. Tout le monde est impliqué dans la démarche pour vérifier, comprendre et trouver la solution adaptée. Il y a des mesures qui peuvent être prises dans l’établissement et il y a aussi la loi qui prévoit un barème de sanctions en fonction de la gravité des faits qui peut aller jusqu’à l’exclusion de l’établissement. Il faut comprendre que les situation de harcèlement peuvent être complexes et s’étaler sur plusieurs années dans des établissements différents et aussi hors temps scolaire. Le harcèlement peut être physique pendant l’école conjugué à du cyberharcèlement sur les réseaux sociaux.

En résumé, redites nous le rôle en coordinateur en Vendée ?

Le rôle du coordinateur contre le harcèlement scolaire est central dans la prévention, la détection et la gestion des situations de harcèlement au sein des établissements scolaires. J’interviens autant dans les établissements publics que privés.  Les missions incluent :
- Sensibilisation et formation : former les personnels, élèves, et familles sur les problématiques de harcèlement et les outils comme le programme "Phare".
- Coordination : collaborer avec l’équipe ressource, les partenaires externes (psychologues, associations) et les référents académiques pour un suivi efficace des cas signalés.
- Mobilisation des élèves : former des ambassadeurs élèves pour repérer et signaler les situations de harcèlement. Ce sont des donneurs d’alerte.
- Suivi administratif : documenter les cas, renseigner les plateformes dédiées, et participer aux événements nationaux comme la journée contre le harcèlement.

En Vendée

Des structures relais donnent aux jeunes et aux parents des informations pour s’exprimer :
Au sein des écoles et des établissements publics : le service social en faveur de l’élève, le service de promotion de la santé, le/la psychologue de l’Éducation Nationale.
Le médecin de famille
La Maison des adolescents (MDA) écoute et oriente
Les promeneurs du net  : des animateurs en lien avec les jeunes via les réseaux sociaux.
La ligue de l’enseignement propose des formations.

Les contacts

Non au harcèlement à l’école ou cyberharcèlement  N° VERT : 3018
Gratuit, anonyme et confidentiel, le 3018 est le numéro national pour les victimes de violence.
La ligne académique « Non au harcèlement » 0240373333 du lundi au vendredi. Un référent harcèlement de l’académie de Nantes vous écoute.

Les ressources complémentaires

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